EN SAVOIR PLUS SUR LE SANG

Don de sang et groupes sanguins rares

Parce que les groupes sanguins sont nombreux et le fruit de nos origines, la diversité des donneur·euses doit refléter la diversité des patient·es afin de permettre à chacun·e de recevoir du sang compatible en cas de transfusion.

La diversité des groupes sanguins


 

Saviez-vous qu’au-delà des systèmes ABO et RH (Rhésus), qui définissent les principaux groupes sanguins, il existe de très nombreuses autres particularités ?   

Ce qui détermine un groupe sanguin, ce sont ces particularités présentes sur les globules rouges et appelées les antigènes. Leur ensemble constitue le phénotype. Il est unique chez chaque personne, hérité de ses parents et influencé par ses origines. 

On dénombre actuellement environ 367 antigènes répartis en 41 systèmes différents. 

C’est un peu comme les couleurs de cheveux : on les regroupe dans de grandes catégories (bruns, noirs, blonds, roux) mais il existe des centaines de variations et on les retrouve dans des proportions différentes en fonction de l'origine géographique et de l'hérédité.

Du sang rare ici et commun ailleurs, ou l'inverse !


On trouvera ainsi, dans une région donnée, une grande proportion de personnes partageant les mêmes particularités de groupe sanguin, alors qu’ailleurs, il n’y en aura peut-être pas ou très peu.

Par exemple, le phénotype D cc ee  est présent chez 2 % de la population caucasienne, chez 20 % de la population nord-africaine et 70% de la population africaine-subsaharienne.  
Autre exemple : en Chine, à peine 3 personnes sur 1000 possèdent un RH (Rhésus) négatif, alors qu'en Belgique, elles sont 150 sur 1000 !

Les mouvements et le brassage des populations, propres à l’Histoire humaine, peuvent donc entraîner le risque qu’un groupe sanguin soit considéré comme rare dans un lieu donné. C’est le cas s’il n’est présent que chez moins de 4 personnes sur 1000, pour la zone géographique en question. 

Ce phénomène concerne tout le monde et peut poser des problèmes pour trouver du sang compatible avec celui d’une personne qui a besoin d’une transfusion.

La transfusion, une question de compatibilité


 

Une personne transfusée avec du sang présentant un antigène qu’elle ne possède pas, peut réagir contre cet antigène et produire des substances (anticorps) qui vont altérer l'efficacité des globules rouges transfusés. Il s'agit d'une réaction transfusionnelle qui rend la transfusion inefficace voire, dans certains cas, provoque des complications graves. Afin d'éviter ces dernières, il est donc indispensable de transfuser le patient avec du sang dit "compatible", c'est-à-dire dont les particularités (antigènes) se rapprochent de celles du patient.  

On peut tous et toutes avoir besoin d'une transfusion dans notre vie


De nombreuses situations peuvent nécessiter une transfusion : un accident de la route, un accouchement avec complications ou une césarienne, certaines opérations chirurgicales etc.

Les transfusions sont aussi administrées à des personnes en chimiothérapie ou souffrant d’anémies sévères.

Enfin, les transfusions répétées sont parfois nécessaires aux personnes nées avec des maladies génétiques du sang, comme la drépanocytose ou les thalassémies. Ces patient·es reçoivent souvent du sang dès leur plus jeune âge. 

Notre mission : permettre à toute personne de recevoir du sang compatible avec le sien !

Cela passe par notre mobilisation à tou·tes.

En belgique, aujourd'hui...

... la majorité des donneur·euses de sang est d’origine caucasienne. Les groupes sanguins les plus représentés pour les transfusions sont donc ceux qui se retrouvent dans la majorité de cette population.

mais Certain·es patient·es ont des groupes sanguins rares par rapport au sang qui est disponible

Et cela pose de réels problèmes de compatibilité s'il leur faut une transfusion, parfois de manière répétée à cause de leur maladie (par exemple, la drépanocytose).

pour les aider, nous cherchons des donneur·euses de toutes les origines

C'est en augmentant la disponibilité de tous les groupes sanguins de la population vivant en Belgique que les malades pourront recevoir le sang le plus compatible avec le leur.

Alors, cela voudrait dire qu'on ne pourrait donner et recevoir du sang qu'en partageant les mêmes origines ?

Non. Deux personnes d'origines différentes peuvent avoir les mêmes particularités de groupe sanguin. Mais lorsque l’on examine ces nombreuses particularités présentes sur nos globules rouges, les chances de trouver des groupes sanguins compatibles sont plus grandes chez des personnes qui partagent les mêmes origines.
Cela limite les risques, pour la personne qui reçoit le sang, de développer des anticorps au fil des transfusions reçues, ce qu’on appelle l’allo-immunisation. Ceci peut mener à une situation très rare mais extrême : l'impasse transfusionnelle, lors de laquelle plus aucune transfusion n'est possible.

Vous avez un groupe sanguin rare ou vous vous demandez si vous êtes concerné·e ?

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

 

Contactez-nous au 0800 92 245 ou par e-mail à info@croix-rouge.be