Suite de l’étude de Sciensano sur la séroprévalence du SARS-CoV-2 chez les donneurs de sang

29-05-2020

Le pourcentage de donneurs possédant des anticorps contre le COVID-19 reste en dessous des 5%. L’étude se poursuit.
 

Principe de cette étude

Depuis le 14 avril, Sciensano collecte, toutes les deux semaines, environ 1 500 échantillons résiduels de donneurs de sang via le Service du Sang de la Croix-Rouge de Belgique pour la Wallonie et Bruxelles. L’analyse de ces échantillons vise à déterminer s’ils contiennent des anticorps contre le SARS-CoV-2 et ainsi, à estimer dans quelle mesure une immunité de groupe se construit dans la population belge en bonne santé (les donneurs de sang étant par définition des individus en bonne santé). 
Cette étude n'implique pas un suivi des mêmes donneurs de sang au fil du temps. À chaque point d'analyse, ce sont en grande partie de nouveaux donneurs qui sont inclus. Entre-temps, un total de 3 284 échantillons, collectés à 4 reprises, ont été testés pour l’ensemble de la Belgique, avec la collaboration de la Rode Kruis Vlaanderen.

Résultats en cours

Les résultats montrent que la séroprévalence, c'est-à-dire la présence d'anticorps dans le sang, a initialement augmenté pendant le premier mois et demi de l’épidémie, mais n’a pas augmenté davantage par la suite et reste pour l'instant encore faible. 
Entre mi-avril et mi-mai, la séroprévalence est restée stable autour de 4,7 %. Les prochains résultats des analyses montreront si cette tendance se poursuit.

Les anticorps sont mesurables dans le sang environ deux semaines après l’infection. Les résultats de cette étude reflètent donc principalement des infections ayant eu lieu environ deux semaines ou plus avant la prise de sang. La durée et l’efficacité de la protection offerte par les anticorps doivent toutefois encore être étudiées. 

Informations complémentaires

Source : Sciensano
Présentation de l’étude
FAQ don de sang et COVID-19